Bonne visite >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Un site pour se souvenir, un site pour ne pas oublier...
Massif de
Saint-Thierry
14-18
Septembre 1914

13 Septembre 1914
L'offensive de la 5e Division se poursuit par Maco, Merfy, Saint Thierry, Courcy et Brimont.
Le 129e forme l'avant garde de la division avec un groupe et une compagnie du génie.
En débouchant de Saint Thierry, le bataillon tête d'avant garde se forme en formation d'approche, il gagne ainsi la route national 44, puis Courcy en essuyant le feu d'une artillerie en position vers Brimont.
Il traverse Courcy mais débouché de ce village, est accueilli par une vive fusillade partie des bois de Brimont . Il traverse vivement les ponts et occupe la gare, la verrerie et les maisons adjacentes pour former une tête de pont.
Il ne peut en déboucher, il est battu par des feux d'artillerie (artillerie de campagne et obusiers) et par des feux d'infanterie qui partent de la lisière sud des bois de Brimont,
Le 1er Bataillon du gros est appelé sur la rive Nord du canal pour prêter secours au bataillon tête d'avant garde . Pendant ce temps, le dernier bataillon du régiment occupe Courcy et détache une compagnie pour occuper le pont de l'écluse à 800 mètres au Nord de Courcy.
Le 13 au soir la situation du régiment est la suivante : le 1er bataillon occupe les ponts ( canal et chemin de fer), les maisons adjacentes à la verrerie et la station. Le 3e bataillon occupe la verrerie où il se retranche. Le 2e bataillon occupe Courcy et met en état de défendre la lisière Est de ce village comme position de repli ; il a une compagnie au pont de l'écluse.
Les pertes sont les suivantes : Sous Lieutenant Brischoux, Oriée et Leroy, hommes de troupe : 2 tués, 23 blessés.
14 Septembre 1914
Le 129e se maintient à la verrerie et à Courcy sous un bombardement violent des obusiers. Le 129e et le 36e qui occupent les bois Soulains reçoivent l'ordre de faire occuper le Château de Brimont, chacun par un bataillon.
Le 1er bataillon du 129e est désigné, mais il ne peut déboucher directement de la verrerie sur le château, étant pris d'enfilade par la fusillade qui part de lisière Sud des bois de Brimont.
En conséquence, le Colonel lui prescrit de faire son mouvement par la station et les Bois Soulains en profitant de l'abri offert par le chemin de fer et les fourrés qui bordent le canal ; le commandant du 1er bataillon exécute son mouvement sur le Château de Brimont.
Les pertes sont les suivantes : 18 hommes de troupe blessés.
15 Septembre 1914
Vers 2 heures du matin , le 1er bataillon partant des Bois Soulains gagne le Château de Brimont où un bataillon du 36e RI l'a précédé quelques heures auparavant, il s'y installe et ses communications avec le reste du régiment sont très difficiles, 1 seul homme réussit à venir rendre compte au Colonel, dont le poste de commandement est la station, de l'occupation du Château.
Deux compagnies du bataillon de Courcy sont appelées sur la rive Nord du canal pour remplacer le 1er bataillon ; une compagnie de ce bataillon reste à la lisière Est de Courcy dans les tranchées et une compagnie continue à garder le passage du front de l'écluse.
La verrerie, la station, les pont de Courcy continuent violemment à être bombardés.
Les pertes sont les suivantes : Sous Lieutenant Faux, Souvac. 12 Hommes de troupes tués, 59 hommes blessés.
16 Septembre 1914
Le bombardement continue ; malgré cela dans la journée, le Colonel prescrit au bataillon de la verrerie de pousser des fractions vers le Château de Brimont pour établir les communications avec les défenseurs de Château.
Trois tentatives sont successivement faites, mais les sections envoyées après avoir gagné le Château sous un feu violent y sont maintenues et ne rentre pas à la verrerie.
Dans la journée, le Bois Soulains est occupé par les Allemands qui vers 17 heures tentent une violente attaque sur la verrerie, la station et les ponts : cette attaque est repoussée mais toute communication avec le Château de Brimont, par le Bois Soulains, devient impossible et des infiltrations se produisent entre le Château de Brimont et la verrerie
Toutefois dans la nuit du 15 au 16 la compagnie du 1er bataillon réussit encore à faire passer au Château de Brimont une patrouille dont les hommes portent des cartouches et qui accompagne un certain nombre d'infirmiers et des médecins qui rejoignent le 36e ; on n’a depuis ce jour aucune nouvelle du 1er bataillon, il semble que complètement entouré par l'ennemi, il a mis bas les armes.
Les pertes sont les suivantes : Capitaine Pouet et 15 hommes de troupe tués, 170 blessés et 26 disparus.
17 septembre 1914
La position est soumise à un bombardement des plus violents ; toutefois les 2 bataillons du 129e se maintiennent malgré la violence du feu. Le 3e bataillon est toujours à la verrerie ; le 2e a une compagnie au pont, 1 compagnie à 200 mètres à l'Est de la station, barrant la voie ferrée et le chemin de halage, 1 compagnie au pont de l'écluse et 1 compagnie à la lisière Est de Courcy, cette dernière compagnie est appelée vers 16 heures pour renforcer la compagnie de la station soumise depuis la veille a un feu violent.
Un peloton du 39e RI vient renforcer le 3e bataillon à la verrerie, il est placé à cheval sur la route de Brimont pour en interdire l’accès à l'ennemi.
Les pertes sont les suivantes : 19 hommes de troupes tués, 337 blessés.
Nuit du 17 au 18 septembre 1914
Le 18 vers 2 heures du matin le 39e RI débouche de Courcy pour relever au pont et à la verrerie le 2e bataillons du 129e qui sont épuisés.
Au moment où ce régiment débouche des ponts une attaque de nuit se produit par la route de Brimont, par le chemin de fer et la rive Nord du canal venant des Bois Soulains ; l'attaque sur la verrerie et sur les ponts réussit et les éléments du 129e mêlés à des fractions du 39e refluent vers Courcy.
Ce village lui même est abandonné et les débris des fractions se rassemblent d'abord à la sortie Sud Ouest de Courcy, puis à hauteur de la route national.
Trois compagnies ont arrêté l'attaque de l'ennemi qui se produisait par le chemin de fer.
Voyant que les ponts ne sont plus tenues par nos troupes, elles se rassemblent, se frayent un passage à la baïonnette, évitent le village de Courcy tenu par les allemands et rejoignent par le moulin le régiment à la route national, celui ci se reconstitue et se reporte à l'attaque de Courcy en suivant la direction du moulin pendant que le 39e attaque la lisière Ouest du village.
Cette attaque n'est pas poussée au delà du moulin, la retraite du 39e ayant engrainé celle du 129e qui cependant ne se produit que sur la demande formelle du commandant de la 10e brigade.
Le régiment réduit à deux bataillons est alors dirigé sur Saint-Thierry dont il occupe les lisières Est et Sud du parc ainsi que les tranchées construites prés de la corne Est de cette lisière.
A la nuit tombante, il est dirigé sur Merfy où il s'établit au cantonnement bivouac.
Les pertes sont les suivantes :
Capitaine Cuvier blessé
Disparus :
Commandant Duchemine
Capitaine Villeneuve
Lieutenant Loreutz Joly
Lieutenant Bouché, Maudeloude, Dasoud, Patriuscuio
Sous lieutenant Delaunay, Dassouville, Boucher, Godard, Jauvier, Durant, Péderiseu
Médecin Major Mercislle
Médecin Aide Major Labay, Bitte, Produron
25 hommes de troupes tués.
75 hommes de troupes blessés
1000 hommes de troupes disparus
Le régiment reçoit ce même jour à Saint-Thierry 497 hommes et 2 officiers.
Ces hommes sont immédiatement répartis entre les 6e compagnies restantes.
Le Lieutenant Ménager rejoint isolement.
19 septembre 1914
Le régiment est rassemblé à 5h30 à la sortie Est de Merfy et de là il est porté dans le ravin situé au Nord de Merfy entre la route de Pouillon et la voie ferrée.
Il ne se déplace pas dans la journée, et à la nuit tombante, reprend son cantonnement à Merfy jusqu'au 21 septembre.
21 Septembre 1914
Le régiment reste dans son cantonnement de Merfy jusqu'à 18 heures.
A cette heure il reçoit l'ordre de se rendre à Saint-Thierry pour y occuper le secteur Parc de Saint-Thierry – voie ferrée.
Il l'occupe de la façon suivante : 3 compagnies au Château de Saint-Thierry avec 3 compagnies à la lisière du Château et dans les tranchées, une compagnie en réserve dans les souterrains du Château.
Le 2e bataillon est au bivouac entre Saint-Thierry et Merfy avec une compagnie dans les tranchées prés de la corne sud du parc et 3 compagnies de réserve.
Le poste de commandement du Colonel est à la sortie Ouest de Saint-Thierry.
Dans la journée, le régiment a reçu un renfort de 500 hommes amenés par les Sous Lieutenant Gardier et Groéné.
Il est reconstitué à 8 compagnies, les 7e et 9e compagnie étant reconstitué de toutes pièces.
22 Septembre 1914
Le régiment reste dans sa position de Saint-Thierry, Merfy.
Saint-Thierry est soumis à un bombardement, les compagnies de 1ere ligne échangent de nombreux coups de feu avec les patrouilles ennemies.
A 18 heures, le 129e est relevé à Saint-Thierry et à Merfy par le 39e et le 274e, il va cantonner à Chenay jusque le 25 Septembre.
25 Septembre 1914
Le régiment reste jusqu'à 18 heures à sa position de rassemblement et à 18h30 il vient relever le 39e a Saint-Thierry.
26 Septembre 1914
Même situation à Saint-Thierry.
Les compagnies de 1ere ligne subissent un fort bombardement et repoussent une attaque ennemie sur le Parc.
Pendant la nuit du 26 au 27, une compagnie sous les ordres du Capitaine Ménager est poussée jusqu'à la route national pour opérer le nettoyage de la route.
Suivant les ordres reçus, il reste en position pendant 1 heure environ et se replie en laissant un poste d'écoute qui se replie le lendemain matin.
Cette compagnie subit les pertes suivantes :
2 tués
10 blessés
37 disparus
27 Septembre 1914
Le régiment conserve sa position à Saint-Thierry et Merfy.
Il subit un fort bombardement causant 4 blessés.
28 Septembre 1914
Le Caporal Weigel, dont la compagnie occupait le mur incendié de la lisère Nord Est du Château de Saint-Thierry, voyant à environ 100 mètres du boqueteau proche de la route national 44, un soldat qui faisait des appels de détresse .
N'écoutant que son courage, se porta au secours de ce blessé en sortant du mur par une brèche en se portant résolument en avant .
Il réussit a ramener dans les lignes le blessé en le portant sur son dos sous le feu des balles ennemies, il rapporta également 4 fusils 86 qu'il trouva en cours de route.
29 Septembre 1914
Le régiment se rassemble à 5h30 entre Chenay et Merfy.
Exercices de remise en main.
Le régiment est reconstitué à 3 bataillons au moyen de renfort arrivé le 28 Septembre, a savoir : 590 hommes du 28e RI, 151 hommes du 39e RI, 300 plus un officier du 119e RI et 107 du 129e RI.
30 Septembre 1914
Le régiment passe la journée rassemblé entre Chenay et Merfy
Exercices de remise en main.
2 compagnies du 2e bataillon sous les ordres du Capitaine Mercier sont laissées au réduit de Chenay, dont elles forment la garnison.







