Bonne visite >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
Un site pour se souvenir, un site pour ne pas oublier...
Massif de
Saint-Thierry
14-18
Octobre 1914
1er Octobre 1914
Le régiment ( 10 compagnies) se rassemble à 5h30 au Sud de Chenay
Exercices de remise en main.
2 compagnies restent au réduit de Chenay et exécutent des travaux de terrassement en liaison avec le 306e RI qui occupe le fort de Saint-Thierry.
2 compagnies sont mises à la disposition du génie, entre Merfy et Chenay pour faire travaux de terrassement.
A 18 heures, le régiment, sauf les deux compagnies du réduit de Chenay, se portent à Saint-Thierry pour y relever le 39e et le 274e.
Il y occupe les emplacements suivant :
1er bataillon au bivouac entre Saint-Thierry et la station.
1 compagnies dans les tranchées au sud du Parc, 1 compagnie sur la route national 44 à la ferme et au Boqueteau ( 3 compagnies) ; en autre pendant la nuit, un peloton de ce bataillon va occuper la route national 44 entre la compagnie sus nommée et le fort de la Neuvilette.
2e bataillon : 2 compagnies en réserve général entre Merfy et la station.
3e bataillon : 3 compagnies à la lisière du parc et dans les tranchées de cette lisière, 1 compagnie en réserve dans les souterrains du Château de Saint-Thierry.
Le régiment occupera ces positions jusqu'au 4 octobre.
4 octobre 1914
Le régiment reste en position jusqu'à 18h30, heure à laquelle il est relevé par le 39e et le 274e.
Il va cantonner à Chenay et au réduit de Chenay jusqu'au 6 octobre.
Les hommes sont employés aux divers nettoyages ( cantonnement, effet, chaussures, équipements, lavage du linge etc..)
6 Octobre 1914
En exécution de l'ordre N°428/2 en date du 5 octobre émanant du Général commandant le 3e Corps d'Armée, le Colonel Topart prend le commandement du 129e RI en remplacement du Colonel Falle parti en congé pour raison de santé.
Le 129e conserve le 6 octobre ses cantonnements du 5.
Le 2e bataillon cantonné au réduit de Chenay poursuit d’après les ordres du Général de division l'organisation d'une position de repli vers les pentes Est du réduit de Chenay, il se relie a sa gauche avec le 74e qui occupe les hauteurs du fort de Saint-Thierry et dont la droite s’étend jusqu'aux carrières situées au Sud de la route stratégique de Pouillon au fort de Saint-Thierry.
7 octobre 1914
Le régiment a conservé ses cantonnements du 6.
Les 1er et 3e bataillons ont employé la journée à des exercices de détail.
Le 2e bataillon a continué l'organisation défensive de la position du réduit de Chenay.
Suivant les ordres du Colonel commandant la 10e brigade, l'état major du régiment, les 1er et 3e bataillons et la section de mitrailleuses ont quitté Chenay à 17h45 pour relever sur position de première ligne de Saint-Thierry une partie du 39e et du 274e.
Le 129e a occupé cette position dans les mêmes conditions que la période du 1er au 4 octobre.
La relève s'est terminée à 20h30.
Aucun événement ne s'est produit au cours de la nuit.
8 octobre 1914
Les 1er et 3e bataillons ainsi que la section de mitrailleuses ont assuré le 7 l'occupation de la position de Saint-Thierry dans les mêmes conditions que le 6.
A part une canonnade intermittente, aucune action ne s'est produite dans la journée.
9 octobre 1914
Le régiment a conservé le 9 octobre les mêmes emplacements que le 8.
Dans la nuit du 8 au 9, vers 1 heure du matin, l'ennemi a canonné pendant environ une heure la position de Saint-Thierry mais aucune attaque d'infanterie ne s'est produite sur le front du 129e RI.
Accalmie complète pendant le reste de la journée.
A 19 heures un peloton de la 2e compagnie va relever dans les tranchées de la route national 44 un peloton de la 3e compagnie.
Le peloton relevé rejoint à la station de Merfy la fraction du 1er bataillon formant réserve de secteur.
Cette réserve se compose pendant le jour de 2 compagnies et d'une compagnie et demi pendant la nuit, un peloton de la 1er compagnie étant utilisé pour assurer la liaison avec la 101e brigade de réserve dont la gauche est à la Neuvillette.
Par décret de Monsieur le Président de la République Française, en date du 29 Septembre 1914, le Sous Lieutenant Gardin est nommé Lieutenant pour prendre rang au 1er Octobre.
Par décision ministérielle du même jour cet officier est maintenu au corps.
Par application du décret du 26 Août 1914 et par décision ministérielle en date du 23 Septembre le Lieutenant Colonel Viennot du 129e est nommé Colonel.
Par décision ministérielle en date du 2 Octobre 1914 et par application du décret du 26 Août 1914 les sous officiers ci après ont été nommés à titre temporaire au grade de Sous Lieutenant et maintenus au corps, a dater du 15 Septembre :
Jangrier, Goetz, Delaune, Durand, Delaunay, Guillot, Lebon.
10 Octobre 1914
Le régiment a conservé le 10 les mêmes emplacements que le 9.
Rien à signaler au cours de la journée.
A partir de 18h30 les 1er et 3e bataillons ont été relevés par des fractions du 39e et du 274e.
A 20 heures les 1er et 3e bataillons ont occupé à Chenay les mêmes emplacements que précédemment.
Le 2e bataillon est resté à la Redoute de Chenay où il accomplit la mission fixée par le Général Commandant la 5e Division d'Infanterie.
11 Octobre 1914
Le régiment a conservé le 11 les mêmes emplacements que le 10.
La mâtiné a été employée aux travaux de propreté.
L’après midi de 13 heures à 15h30, exercices pour les 1er et 3e bataillons secteur compris entre les routes Chenay – Chalons sur Vesle et Chenay – Trigny ( exercices de déploiement)
12 Octobre 1914
En exécution de l'ordre de Monsieur le Général commandant la 5e DI en date du 11 octobre, l'état major du régiment, les 1er et 3e bataillons, une section de mitrailleuses se portent à la ferme de Luthernay environ 8 kilomètres au Nord Ouest de Chenay avec mission de s'y tenir en réserve à la disposition de Monsieur le Général commandant le 3e Corps d'Armée.
Départ de Chenay à 2h45.
Arrivée a la ferme de Luthernay à 5h.
Les deux bataillons du régiment sont remplacés à Chenay par un bataillon du 36e parti de Merfy à 2h, arrivé à Chenay à 2h20.
Le 2e bataillon resté au réduit de Chenay où il continue d’exécuter les travaux qui lui avaient été prescrits notamment l'établissement de routes pour l'artillerie.
Renseignement et incident de la journée : NEANT.
A 17h45 le Général commandant le 3e Corps d'Armée prescrit que les deux bataillons et l'état major iront cantonner à Prouilly.
« Note a part »
Le Lieutenant Domeneck de Cellés prend les fonctions d'approvisionnement en remplacement du Lieutenant Paquier qui passe au commandement de la C H R en remplacement du Capitaine Barreau qui rejoint le dépôt.
13 Octobre 1914
Le 12 Octobre à 21h30 le 129e reçoit du Général commandant le 3e Corps d'Armée, l'ordre d’être rendu le 13 à 7h à la ferme de Luthernay.
Le départ de Prouilly a lieu à 5h30, les deux bataillons du 129e restent en réserve jusqu'à 18 heures.
Heure a laquelle ils se mettent en route pour Saint-Thierry par Trigny, Chenay, Merfy, afin de remplacer à la garde des tranchées les unités du 39e et du 274e.
Arrivée à Saint-Thierry à 21h15, heure la laquelle commence aussitôt la relève.
Le régiment occupe, le 3e bataillon au Château, 3 compagnies du 1er bataillon au Sud Ouest de Saint-Thierry, les positons qui lui avaient été antérieurement affectées ; la 2e compagnie est à la route national 44, la ½ compagnie de liaison avec la Neuvillette n'est plus fournie, les tranchées récemment construites le long de la route national étant occupées par la 101e brigade.
La 2e compagnie installée à la route national doit exécuter de 150 à 200 mètre environ au delà de cette route des trous de tirailleurs ( 15 environ sur le front de chaque section) en exécution de l'ordre du Colonel commandant la 101e brigade.
Ces trous devront être surtout poussés en profondeur de façon à permettre ultérieurement de les réunir en travaillant pendant le jour, la ligne de défense avancée ne sera transportée en delà de la route national que lorsque ces trous de tirailleurs offriront aux occupants une protection efficace.
14 Octobre 1914
Nuit très calme.
Renseignements nouveaux sur l'ennemi et incident : NEANT.
En raison de l'arrivée tardive des bataillons, le travail au delà de la route national n'a commencé qu'à une heure.
A 5h30 une voiture de munitions est déchargée au Château de Saint-Thierry constituant un dépôt de munitions ainsi réparties : ½ voiture à la Bergerie, ½ voiture au Château.
Vers 15 heures, la 5e Division entame un mouvement offensif dans la direction général des Cavaliers de Courcy de part et d'autre du canal.
Le 243e opéré à notre droite.
A 16 heures, des détachements ennemis apparaissent sur la route Reims-Neufchatel approximativement à hauteur de Betheny.
Ces éléments semblent se porter sur la Neuvillette et ne sont visibles que très peu de temps à cause de la ligne boisée descendant de Courcy à l'Est de la route national 44.
Aussitôt en prise au feu de notre artillerie ils paraissent subir de grosses pertes.
Vers 16h30 une section de la 21e compagnie du 243e dépassant à droite le front de la 2e compagnie du 129e, vient compléter le peloton de droite de cette compagnie en prise aux feux des tranchées allemandes, cette fraction est sensiblement éprouvée.
Le Lieutenant Bridault commandant la 2e compagnie du 129e essaie de dégager la section du 243e en portant son peloton de gauche à 200 mètres au delà de la route dans la ligne des trous de tirailleurs ébauchés la veille .
De son coté le commandant de la 21e compagnie du 243e franchit la route avec ses trois autres sections dans le même but.
L'ensemble de ces mouvements s’achève à la nuit tombante et l'ennemi retranché demeure invisible.
Vers 18 heures, la situation aux abords de la route national est la suivante :
La 2e compagnie a son peloton de gauche à 200 mètres au delà de la route, son peloton de droite à son emplacement habituel.
Une section de mitrailleuses du 243e est a droite du premier peloton de notre compagnie, les trois sections de la 21e compagnie du 243e qui s’étaient avancées en échelon pour dégager la section masquant une partie du front de notre compagnie contient l'ennemi dont la force est estimée à deux compagnies environs.
Le commandant de la 21e compagnie reçoit un peu plus tard l'ordre de se replier très lentement et de se placer avec tout son monde à la droite de la section de mitrailleuses du même corps le long de la route national 44.
A 19 heures, la fusillade s'est considérablement ralentie .
Au cours de la journée, l'artillerie lourde a canonné les abords de Courcy, son effet a paru considérable .
De la route national, on ne percevait pas le départ des coups de canons, il devait être difficile pour l'ennemi de deviner la direction probable de l'emplacement de nos batteries.
Le corps a reçu un officier : Monsieur Jessey venu du 23e Régiment d'infanterie territorial.
Cet officier prend à la date de ce jour le commandement de la 4e compagnie.
15 Octobre 1914
La 1ere partie de la nuit du 14 au 15 s'est passée sans incident tant sur le front du 129e que sur celui des unités voisines (36e à droite et 243e à gauche).
A 1h40 le régiment est averti par l'ordre général n°77 de la 5e DI que la 101e brigade située à sa droite va reprendre le mouvement en avant qu'elle avait entamé dans l’après midi du 14 en conservant les mêmes objectifs.
La 10e brigade participant à ce mouvement offensif cherchera à s'emparer des tranchées du moulin de Courcy.
L'artillerie 120 B doit préparer et appuyer l'attaque.
Conformément aux ordres du Colonel commandant la 10e brigade, il est prescrit à la 2e compagnie du 129e qui occupe les tranchées de la route national située au Sud et à proximité de la route Saint-Thierry – Courcy de se conformer au mouvement de la 101e brigade et de chercher à prendre pied dans les tranchées allemandes du moulin de Courcy sans franchir sous aucun prétexte la crête du moulin.
Le 36e situé à la gauche du 129e ne doit pas participer à l’opération, les commandants des 1er et 3e bataillons reçoivent en même temps l'ordre de faire prendre leur dispositif initial de combat aux compagnies qui occupent le parc de Saint-Thierry et les tranchées de voie ferrée situés au Sud Est du parc.
Notre artillerie a ouvert le feu.
Vers 3h15 la 101e brigade n'ayant pas prononcé son mouvement offensif au cours de la nuit, la 2e compagnie du 129e a conservé jusqu'au jour ses positions du 14 au soir.
La journée proprement dite du 15 s'est écoulée sans incidents.
Le service de l'artillerie a fait une théorie sur l'emploi des grenades à main et un officier du génie a enseigné l'utilisation et la pose d'un nouveau réseau de fils de fer.
La 2e compagnie a reçu l'ordre d'établir des éléments de tranchées à 150 mètres environ au delà de la route national, la gauche de ces tranchées doit s'appuyer à la bifurcation de la route Saint-Thierry – Courcy et de la route national 44, leur direction général étant celle des Cavaliers de Courcy.
L'emplacement de ces tranchées est atteinte dans le courant de l’après midi, elles doivent être couvertes par des réseaux de fils de fer que la compagnie Bidault reçoit à cet effet.
Vers 20 heures une fusillade assez vive se fait entendre vers la gauche dans la direction de Thil, la 2e compagnie rend compte peu après que de fortes patrouilles allemandes attaquent ses sentinelles .
La 21e compagnie du 243e située en avant et a droite de la 2e compagnie face au moulin de Courcy commence un tir assez violent et désarçonné.
Ce tir balaie le terrain en avant du moulin de Courcy et empêche la 2e compagnie du 129e de se porter au delà de la route national pour commencer l’établissement des tranchées qui lui a été prescrit dans l’après midi .
Vers 22 heures la fusillade s’éteint de part et d'autre, un homme de la 2e compagnie est légèrement blessé à la main gauche.
Le Lieutenant Chauvelot, rentré du dépôt du 129e après guérison, est affecté à la 1er compagnie dont il prend le commandement à la date du 16.
La 2e partie de la nuit s'est écoulée sans incidents.
Au jour, le brouillard ne permettant pas aux deux unités voisines de se discerner suffisamment et entraînant des méprises, il n'est pas possible au Lieutenant Bidault de pousser ses travailleurs au delà de la route national, les tranchées situés 200 mètres au Nord du moulin de Courcy et celles au Sud du même moulin paraissent occupées, les premières par une force estimée par le Lieutenant Bidault à un peloton, les deuxièmes par ses nombreux observateurs.
Dans l’après midi la 10e brigade ayant reçu l'ordre de changer de secteur, le régiment reçoit l'ordre de relever le 3e bataillon par le 2e au Château de Saint-Thierry.
La mission du 2e bataillon cesse au réduit de Chenay, le 3e bataillon cantonnera à la ferme des Maretz, le 1er bataillon cantonnera à la ferme de Baslieux.
Étant donné l'heure tardive de la relève, le 3e bataillon, l'état major et la C H R cantonnent à Merfy, le 1er reste dans les tranchées.
Nuit sans incident.
17 octobre 1914
Le 3e bataillon quitte Merfy à 5h45 et se porte à la Ferme des Maretz où il cantonne ayant un peloton de la 11e compagnie aux tranchées le long de la voie ferrée et une escouade de la même compagnie en soutien de l'artillerie établie 600 mètres à l'Ouest de la voie ferrée à proximité de la route Merfy – Les Maretz.
Une escouade de la 11e compagnie est à Maco pour la surveillance des isolés.
Le 1er bataillon a deux compagnie à la Ferme de Baslieux, une section à la Ferme des Maretz, il fournit un apport de une section à la cote 97 en soutien d'artillerie, 3 sections de la 3e compagnie sont au Château de la Malle avec l'état major du régiment et la C H R.
La 2e compagnie est restée à la route national en raison d'une mauvaise interprétation de l'ordre de relève par la 2e compagnie et la compagnie du 36e qui devait la remplacer.
Finalement elle est relevée par la 10e compagnie du 129e vers 23 heures.
Le 2e bataillon est au Château de Saint-Thierry, il est placé pendant son séjour en ce point sous les ordres du Général commandant la 9e brigade.
18 Octobre 1914
Nuit et journée sans incidents.
Après entente avec Monsieur le Général commandant la 9e brigade, il est décidé que le 129e fournira un bataillon au Château de Saint-Thierry, une compagnie dans les tranchées au delà de la route national , cette compagnie sera relevée journellement par une des compagnie du château.
Le stationnement définitif du régiment est le suivant:
État major et C H R au Château de la Malle
1er bataillon au Château de Saint-Thierry, 1 compagnie à la route national, 3 compagnies à la Ferme des Maretz, 3 compagnies à la Ferme de Baslieux, 1 compagnie au Château de la Malle.
La relève entre les bataillons est organisée par permutation circulaire de façon qu'il existe 5 compagnies de service, 1 bataillon de piquet fournissant tous les fronts, 1 bataillon au repos disponible pour l'exercice.
A la date de ce jour le Lieutenant Plantefol est évacué sur l'ambulance.
Le Colonel décide qu'a la date du 19 le Lieutenant Senot prendra le commandement de la 3e compagnie, le commandement de la 10e compagnie sera exercé à partir du 19 par le Lieutenant Farcis.
19 Octobre 1914
La nuit s'est écoulée sans incidents, toutefois le Capitaine Touchard commandant la 6e compagnie rend compte que plusieurs chiens venant des tranchées allemandes se sont approchées de la 1er compagnie, puis se sont retirés sans qu'il soit possible de les tuer.
Peu après on entendit des aboiements partant des tranchées allemandes.
Pendant la même nuit, un allemand a pu se glisser en rampant jusqu'à 10 mètres de nos tranchées en contournant, par l'Ouest, le réseaux de fils de fer, une patrouille lancée à sa suite n'a pu le rejoindre.
L’ensemble des tranchées comprend 3 éléments à 150 mètres au delà de la route national et parallèles a cette route, leur front est a peu prés celui de 3 escouades.
Actuellement elles peuvent être utilisées pour tireur debout.
En commençant par la gauche, la tranchées n°1 est séparée de la tranchée n°2 par un intervalle de 35 mètres environ.
La tranchée n°2 de la tranchée n°3 par un intervalle de 40 mètres environ.
Une 4e tranchée, oblique aux trois autres et dans la direction des Cavaliers de Courcy, est séparée de la tranchée n°3 par un intervalle de 80 mètres, son front est de 50 mètres.
Elle est utilisable aussi pour tireur debout.
L'activité de l'ennemi au point de vue du tir, se manifeste a nouveau, tout homme isolé qui se montre est en but aux feux de l'adversaire.
A partir de 15 heures, le 2e bataillon est relevé par le 1er, la 8e compagnie relève a la tombé de la nuit la 6e compagnie.
Nuit calme.
20 Octobre 1914
Une sape a été amorcée reliant la route national aux tranchées au delà.
8 à 10 mètres ont été creusés.
Journée sans incident.
21 Octobre 1914
Nuit calme.
Toutefois quelques coups de fusils ont été échangés sur le front.
Entre 23 heures et 2 heures, un projecteur placé en arrière du moulin de Courcy, a éclairé la direction du 36e RI, quelques fusée blanches ont été lancées, éclairant la même direction.
Ordre est envoyé à la compagnie établie au delà de la route national d'avoir à creuser un éléments de tranchée de front pour ½ section sur environ 30 mètres, entre la tranchée extrême droite de notre ligne et la tranchée n°3 au milieu de l'intervalle de 80 mètres séparant ces deux tranchées.
22 Octobre 1914
Nuit calme.
Le travail d'approfondissement et d'amélioration des tranchées s'est poursuivi normalement au cours de la nuit.
Aucun incident à signaler.
Dans la journée, a 15 heures, le 3e bataillon relève le 1er au Château de Saint-Thierry.
Le 2e se rend à la Ferme de Baslieux, le 1er aux Maretz.
23 Octobre 1914
Nuit calme.
Continuation des travaux des tranchées et de la sape.
Vers 12h le régiment reçoit l'ordre de changer de secteur, le mouvement commence à 15h30.
Un bataillon du 104e RI occupera le Château de Saint-Thierry à 17 heures.
Deux compagnies du 3e bataillons s'établiront au delà de la route national et à l'Est du chemin de Coucy occupant les tranchées précédemment établies par le 129e et en plus à leur gauche, les tranchées s'appuyant à l'Est du chemin de Courcy antérieurement occupées par le 39e RI.
A leur droite, elles s’étendront dans les tranchées du 36e de la longueur du front d'un peloton.
En arrière de ces deux compagnies, le 3e bataillon aura une compagnie aux tranchées au Nord de Saint-Thierry.
Une compagnie au maison Nord de Saint-Thierry (dans les caves).
Le 2e bataillon relèvera des unités du 74e RI, il aura une compagnie au delà de la route national appuyée à l'Est du chemin de Courcy, se reliant a droite avec la compagnie du 3e bataillon établie immédiatement a l'Est du chemin de Courcy.
A gauche avec le 74e, deux compagnies seront dans les tranchées entre Thil et Saint-Thierry, reliées à droite avec la compagnie du 3e bataillon, a gauche avec le 74e.
Une compagnie sera en réserve a 200 mètres au Sud de Thil- Saint-Thierry.
L’état major du régiment ira au Château de Saint-Thierry où se trouvera le poste de commandement du Colonel.
Le 1er bataillon viendront a Merfy.
L'ensemble de ces mouvements est terminé à 20h30.
24 Octobre 1914
Nuit calme.
La journée s'écoule sans incidents.
Les travaux d’approfondissement et d'amélioration des boyaux de communication se sont poursuivis normalement.
25 Octobre 1914
Nuit calme.
La journée s'écoule sans incidents. Continuation des travaux.
Promotion a titre temporaire au grade de Sous Lieutenant et maintenus au corps l'adjudant Abbé, le Sergent Lacroix,l'Adjudant Breulieu du 129e.
Vers 22 heures, une salve d'artillerie lourde, partie des environs de Brimont tombe dans la partie Est de Merfy.
Le Capitaine Lamarre est tué, le Caporal Cabaves et les soldats Arusult, Fauche, Steche, François sont blessés.
26 Octobre 1914
Vers 2 heures, une nouvelle salve d'artillerie lourde tombe dans la partie Est de Merfy .
Aucune perte.
Promotion a titre temporaire au grade de Sous Lieutenant : l'adjudant Godard, le Sergent Dassouville, Souvac et Boucher.
Le 3e bataillon qui a deux compagnies au delà de la route national et deux compagnies dans les tranchées Nord de Saint-Thierry, est relevé par le 1er.
Le 3e bataillon va cantonner à Merfy.
Vers 21 heures, une salve d'artillerie lourde, partie des environs de Brimont, tombe dans les maisons situées à la lisière Est de Merfy.
Les hommes dont les noms suivent sont tués :
Caporal Selioux
Caporal Chevalier
Soldat Fontaine
Soldat Louvry
Soldat Fournier
Soldat Demoulines
Soldat Fouquet
Soldat Huet
Soldat Lemoine
Soldat Dufour
Soldat Brument
Le Lieutenant porte drapeau a le bras droit fracturé avec contusions multiples sur tout le corps, il est évacué sur l'ambulance de Chenay.
A la suite de ce commencement de bombardement, le 3e bataillon reçoit l'ordre d'évacuer Merfy.
Il va passer la nuit dans les tranchées établies entre Merfy et Saint-Thierry.
Au point du jour il va cantonner avec la C H R et deux sections de mitrailleuses au Chateau des Maretz et la ferme dite la Bergerie.
L'officier d'approvisionnement le Lieutenant Domeneck de Bellés malade est évacué sur l'ambulance de Chenay, le Sous Lieutenant Guillot de la 3e compagnie le remplace jusqu'à nouvel ordre dans ses fonctions.
27 Octobre 1914
Au cours de la nuit, vers 1 heure et 3 heures, nouvelle salve d'artillerie lourde sur Merfy celle la sans effet.
Les hommes tués la veille sont enterrés à 15 heures à proximité du chemin de Merfy à Maco.
Le Lieutenant Piquot, chargé des ateliers téléphoniques est désigné pour assurer en même temps les fonctions de porte drapeau.
28 Octobre 1914
Nuit calme, journée sans incidents.
La progression des compagnies établies au delà de la route national est décidée.
La compagnie établis à l'Ouest de la route de Courcy approfondira et allongera pour une section, la tranchées creusée à la meule, une tranchée pour ½ section sera creusée en échelon et à gauche à mi distance entre la meule et l'emplacement actuel de la compagnie.
La compagnie établie immédiatement à l'Est de la route de Courcy creusera de même une tranchée en échelon et à droite.
Pendant la nuit et dans le but de coordonner l'action des 3 compagnies au delà de la route national, 1 chef de bataillon prendra le commandement du groupement ainsi constitué.
Le Sous Lieutenant Leguy, rentrant du dépôt, est affecté à la 3e compagnie.
Extrait de l'ordre de la 5e Armée cité à l'ordre de l'armée :
Le Capitaine Cuvier, du 129e régiment d'infanterie a toujours donné l'exemple de l’intrépidité et du sang froid.
Blessé est resté à son poste de commandement en se faisant soutenir par deux de ses soldats.
Le Lieutenant Ménager, du 129e régiment d'infanterie, blessé en conduisant sa section à l'attaque, a refusé tout secours et a ordonné à tous de poursuivre la marche en avant.
Le Lieutenant Lacroix, du 129e régiment d'infanterie s'est à plusieurs reprises, présenté comme volontaire pour remplir des missions périlleuses.
Blessé, n'est resté à l’hôpital que le temps nécessaire pour panser et est revenu au feu.
Le Sergent Sachet, du 129e régiment d'infanterie, blessé dans une attaque de nuit, est tombé en criant à ses hommes : '' Ne vous occupez pas de moi, hardi les gars ! En avant ! Ne lâchez pas ! ''
29 Octobre 1914
Nuit calme.
Le 3e bataillon relève le 2e aux tranchées au delà de la route national 44.
Au cours de l’après midi vers 15 heures, l'ennemi canonne les tranchées Nord de Saint-Thierry.
Deux hommes sont blessés légèrement
Soldat Moriée
Soldat Macé
30 Octobre 1914
Nuit calme
Vers 10h le Château de Saint-Thierry et ses abords sont canonnés par l'ennemi.
Vers 23 heures, une patrouille, prend possession sans coup de feu de la cabane du cantonnier située à 200 mètres en avant environ de la meule, au abord de la route de Courcy.
Cette petite opération est sanctionné par l'ordre du régiment ci dessous :
'' Grâce a l'entrain et au mordant témoignés dans la nuit du 30 au 31 Octobre par les patrouilles des 2e et 10e compagnies et à l'habile direction dont elles ont été l'objet de la part de leurs chefs, un nouveau bond en avant de 200 mètres a été fait dans la direction de l’ennemi''
Pour sanctionner le résultat acquis, le Colonel cite a l'ordre du régiment les officiers et sous officiers dont les noms suivent :
Le Sous Lieutenant Lefavre de la 2e compagnie a pris le commandement d'une patrouille de 12 hommes chargée de reconnaître et d'occuper éventuellement un point dangereux situé sur la route de Courcy à 200 mètres de nos lignes, a accompli sa mission avec succès et sans perdre un seul homme.
Le Lieutenant De Chioré, adjoint au commandant du 3e bataillon ; faisant une ronde de nuit au moment ou 2 patrouilles aller aborder un point considéré comme dangereux, a pris de sa propre initiative d'accompagner les patrouilleurs et ne les a quittés qu’après avoir atteint l'objectif.
Le Sergent Deneuve de la 10e compagnie a conduit une patrouille dirigée sur un point dangereux avec beaucoup d'énergie et d'intelligence.
L'adjudant Levaux sorti de l’hôpital de Chartres, rejoint le corps, il est affecté à la 8e compagnie à la date du 1er Novembre.
Une 4e compagnie vient s'établir en réserve aux environs du carrefour route de Courcy – route national.









