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Massif de
Saint-Thierry
14-18
CHAPITRE II :
Service en campagne
I-Notions sur le service de sûreté en marche
59-Comment se protège une troupe en marche ?
Les colonnes en marche sont protégées par une avant garde, par les flancs gardes et par une arrière garde.
60-Comment se fractionne une avant garde ?
Une avant garde est d'autant plus forte que la troupe est plus importante ; elle se fractionne ainsi : les éclaireurs, la pointe, la tête et le gros de l'avant garde.
61-A quelle distance une avant garde doit elle marcher en avant de la colonne ?
A une distance d'autant plus grande qu'elle est plus forte, mais en principe, assez en avant pour éviter à la colonne soit de tomber dans une embuscade, soit de pouvoir être atteinte par les feux de l'adversaire.
62-Quels sont les devoirs généraux des éclaireurs ?
Ils marchent l'arme chargée, en un groupe dirigé par un officier. Il sont les premiers yeux de la colonne; aussi doivent ils tout observer avec attention et réflexion.
L'observation en marche n'est qu'une succession d'observation en station.
Par suite, les éclaireurs sont détachés à tour de rôle sur les points d'observation, situés sur la route ou ses abords. Ils rejoignent leur chef qu’après que d'autres éclaireurs ont été détachés en avant.
Ils ne se laissent jamais dépasser par des personnes se dirigeant du coté de l'ennemi ou venant en sens inverse ; elle sont conduites au chef de la pointe.
Ils rendent compte en arrière de tout événement important et de toute observation.
63-Que font les éclaireurs en présence d'obstacles, de hauteurs, de défilés, de ponts, de murs, de maisons, de bois, etc.. ?
1.Obstacles : ils franchissent les obstacles, les examinent, les dépassent et s’arrêtent au delà pour observer ( la pointe et la tête rétablissent le passage)
2.Les hauteurs : l'un d'eux gravit rapidement le pente pour observer le versant opposé ; lorsque les éclaireurs sont arrivés en haut de la montée, ils explorent rapidement des yeux, surtout les lisières des bois, de villages et les crêtes à l'horizon.
3.Défilés : Ils le franchissent rapidement et prennent position au delà pendant que la pointe la traverse.
4.Ponts : Ils en examinent les abords, puis le dessous et les voûtes, pour s'assurer qu'aucun travail de destruction n'a été préparé.
5.Routes encaissées : Des éclaireurs renforcés par quelques hommes de la pointes gagnent le sommet des talus et des pentes.
6.Murs et haies : Ils vérifient par dessus le mur si l'enclos n'est pas occupé.
7.Maisons : Ils observent à distance, puis l'un d'eux s'avance, écoute, visite la maison, ses abords et interroge les habitants, au besoin, l'on s'empare de l'un d'eux, qui est conduit au chef de la police.
8.Bois, bosquets : Ils examinent minutieusement la lisière, la reconnaissant, puis traversent le petit bois, pendant qu'un éclaireur le contourne à droite et un à gauche.
64-Que font les éclaireurs et les divers échelons de l'avant garde pendant les haltes de la colonne ?
Les éclaireurs s'établissent en halte gardée, en ne s’arrêtant, assez loin, que sur un point favorable à l'observation du terrain. Les divers échelons se reposent, mais en se couvrant par un rideau de sentinelles en avant et, au besoin, sur les flancs, ayant des vues assez étendues pour éviter toute surprise.
65-Que font les éclaireurs en face de l'ennemi ?
Ils préviennent le chef de la pointe. Si il n'y a que quelques patrouilles ennemies, ils les refoulent vigoureusement ; si l'ennemi est en force, ils occupent un emplacement favorable et s'y maintiennent en position d'attente.
66-Quel est le rôle des autres fractions chargées de la sécurité de la colonne ?
La Pointe reconnaît les abords de la route et refoule les patrouilles.
La tete d'avant garde (avec les sapeurs et les explosifs) fait les travaux nécessaire au passage, puis elle renforce la pointe. Elle envoie des éclaireurs pour observer le versant opposé des hauteurs voisines.
Le gros de l'avant garde refoule l'ennemi ; si celui ci est en force, il résiste pendant que la colonne prend ses dispositions pour le combat.
L'avant garde renseigne toujours.
Les flancs gardes sont destinées à protéger les flancs ou le flanc à découvert d'une colonne. Elle sont soit des troupes fixes installées en un point favorable pendant l'écoulement de la colonne, soit des patrouilles mobiles. Elles sont accompagné, si possible, de cavaliers ou de cyclistes.
L’arrière garde surveille en arrière et résiste aux attaques et aux surprises.
Éclaireurs montés- en campagne, des éclaireurs montés d'infanterie concourent au service de protection immédiate de l'infanterie en station, en marche et au combat.
Ils partagent le service des soldats éclaireurs des compagnies qu'ils soulagent, car grâce à leurs monture, ils peuvent aller plus vite, plus loin et avec moins de fatigue.
II-Police pendant les marches
67-Que faut il pour bien faire les marches longues et difficiles ?
Il faut du courage et de l'amoure propre, avec cela le soldat français a toujours franchi facilement les étapes les plus longues et les passages les plus pénibles.
Pour remporter la victoire, il ne faut pas seulement des fusils, il faut surtout marcher en avant avec courage et de l'audace.
68-Quelles précautions faut il prendre avec le départ ?
Autant que possible, les soldats doivent manger avant le départ ; les bidons sont remplis d'eau mélangée de café ou d'eau de vie.
Les paquetages doivent être bien ajustés.
69-Quelles sont les principales règles à observer en marche ?
La marche s'exécute au pas de route, l'arme à volonté ; on prend le pas cadencé avant et après chaque halte et pour traverser les localités.
L'allure doit être régulière. La vitesse est variable selon les circonstances, ordinairement elle est de 4km/h, haltes horaires comprises (soit le kilomètre en douze minutes environ).
Les petites colonnes peuvent marcher plus vite.
En principe, âpres chaque période de cinquante minutes de marche, il est fait une halte horaires de dix minutes. ( cette prescription peut être modifiée dans certains cas.)
Les marches doivent se faire avec le plus grand ordre, chacun restant exactement à sa place.
On se s’arrête momentanément qu’après l'autorisation de son chef de section, et dans ce cas on laisse son fusil à son camarade, puis on rejoint le plus promptement possible.
Il est défendu de siffler et de faire aucun cri de « halte ou de marche » pendant la marche.
70- Faut t il conserver le silence au pas de route ?
Oui, en manœuvre et près de l'ennemi ; mais dans les marches ordinaires, loin de l'ennemi, si cette latitude est accordée, il est bon d'avoir de la gaieté et de chanter quelques bons refrains qui font oublier les kilomètres.
71-Que faut t'il faire pendant les haltes ?
Bien se reposer, mais à sa place au bord de la route, sans dépasser la ligne des faisceaux, le coté gauche de la route et la chaussée doivent rester libres.
Il faut éviter de dormir pendant les haltes de courte durée la nuit.
72-Quel est le devoir des camarades vis à vis d'un soldat qui paraît fatigué ?
Lorsqu'un camarade paraît fatigué, on l'aide : l'un de ses voisins prend son fusil, d'autres son sac, on lui donne à boire, on lui offre une douceur si possible et on l'encourage avec amabilité.
Si la fatigue ou le malaise s'aggrave ou se prolonge, on prévient le chef de section.
III-Notions sur le service de sûreté en station.
Service aux avant postes
73-Qu'entend on par avant poste ?
Les avants postes sont chargés d'assurer la protection immédiate des troupes en station. Ils sont placés en avant des cantonnements ou des bivouacs (au moins à 2400 ou 3000 mètres.) ils couvrent tout le terrain, renseignent les troupes en arrière, veillent à leur sécurité, puis les protègent pendant qu'elles se préparent au combat.
Les service aux avants postes est de vingt quatre heures ; pendant ce temps, il faut faire appel à son énergie, à son intelligence et à toute son âme. Une seule minute de négligence ou de faiblesse peut compromettre la sécurité ou le succès de l'armée.
74-Quelles sont les principales fractions des avants postes ?
La réserve, les grandes gardes, les petits postes et les sentinelles .
La réserve, placée en arrière des grande gardes, est une force destinée à les soutenir. Elle a une garde de police ; le reste bivouaque ou cantonne.
La grande garde (ordinairement une compagnie) est établie sur une position défensive ; elle a pour mission de résister aux attaques de l'ennemi ; elle fournit en avant les petits postes et fait des rondes et des patrouilles.
Elle a une sentinelles devant les armes pour observer les signaux des petits postes.
La grande garde bivouaque.
75-Quel es le service général au petit poste ?
Les petits postes (ordinairement une section) s'établissent à proximité des chemins et se dérobent aux vues de l'ennemi. Ils se mettent à l'abri des surprises de la cavalerie ennemie en se couvrant d'un léger obstacle : clôture, fossé, abatis, etc... Le jour, les hommes non de service peuvent se reposer, mais sans quitter l'équipement ; la nuit, tout le monde veille.
On n'y fait pas de feux, les malades et les cuisiniers restent à la grande garde où sont préparés les repas.
Une partie des hommes fournit les sentinelles, d'autres, les mieux doués, les plus aptes et les mailleurs tireurs, font les patrouilles.
76- Sentinelles – Quelles sont les sentinelles fournies par les petits postes ?
Ils fournissent une sentinelle devant les armes et plusieurs sentinelles doubles.
On numérote les hommes affectés au service des sentinelles, en autant de groupes de trois ou quatre files qu’il y a de sentinelles à fournir, de manière que les mêmes hommes soient toujours affectés aux mêmes sentinelles.
En campagne, les sentinelles ne rendent pas d'honneurs.
77-Quel est le service particulier de la sentinelle devant les armes ?
Elle observe les signaux faits par les sentinelles doubles ; elle les répète et prévient le petit poste .
Pendant la nuit, elle arrête et reconnaît tout ce qui se présente et elle fait suivre le cri de : « Avance au ralliement ! » du cri de « Chef de poste, venez reconnaître ! »
La relève de cette sentinelle est faite par un gradé.
78-Comment sont relevées les sentinelles doubles ?
Les sentinelles doubles sont relevées toutes les deux heures, mais toujours par moitié (un homme chaque heure) ; les hommes de relève se rendent directement à leur emplacement ou y sont conduits par un gradé, ils reçoivent du camarade les consignes.
79-Qu'est ce que la sentinelle relevée doit dire avec sa consigne ?
Elle doit dire exactement ce qu'elle à vu et entendu, et donner tous les renseignements qu'elle a recueillis sur les emplacements de l'ennemi, sur ses mouvements et sur le terrain.
80-Comment les deux hommes de la sentinelle double se répartissent ils le travail d'observation ?
L'un est fixe et observe, l'autre peut se déplacer pour parcourir les abords immédiats du terrain qui échappent à la surveillance de la sentinelle fixe, et pour communiquer par la vue, le geste ou la parole avec les sentinelles voisines.
Sans trop s'éloigner, il marche silencieusement, l'arme basse, de position en position, en rampant lorsqu'il est en vue.
81-Quels sont les signaux que les sentinelles ont à faire ?
Elle ont un signal unique pour appeler le chef du petit poste.
On peut aussi leur donner un signal convenu à employer pour reconnaître les rondes et les patrouilles.
82-Quelle est la consigne générale des sentinelles double ?
Les sentinelles doivent être attentives de l’œil et de l'oreille, ne pas envelopper la tète, ne pas se couvrir les oreilles, ni s'asseoir, ni se coucher. Elles ont le sac, leur arme est toujours approvisionnée : elles connaissent le mot de ralliement et le signal convenu pour reconnaître les rondes. La nuit, elles mettent baïonnette au canon.
83-Quelle est la consigne de la sentinelle au sujet de l'observation de l'ennemi ?
La sentinelle doit connaître exactement le secteur qu'elle a à observer, elle le fouille du regard ; elle écoute bien, perçoit et analyse tous les bruits ; elle observe spécialement les maisons, leurs abords, les haies, les chemins creux, les rivières, les taillis, les chemins.
Elle ne se dérobe à la vue de l'ennemi que lorsqu'elle voit parfaitement en avant ; elle dissimule alors sa présence par des couverts quelconques.
Elle doit connaître l'emplacement des sentinelles voisines et le chemin qui conduit au petit poste.
La nuit elle surveille et garde surtout les chemins et les sentiers, car l'ennemi les suivra.
84-Quelle précaution doivent prendre les sentinelles au sujet de la direction à observer ?
Les sentinelles doivent toujours s'orienter et choisir un point de repère fixe et parfaitement apparent dans la direction de l'ennemi pour éviter toute erreur, surtout pendant la nuit.
85-Traversée des lignes – Qui les sentinelles doubles arrêtent t'elles ?
Elles arrêtent les parlementaires, les déserteurs ennemis et toutes personnes étrangères à l'armée qui demande à traverser les lignes ; elles les maintiennent à distance, les obligent à déposer leurs armes s'il y a lieu, puis elles appellent le chef du petit poste.
Celui-ci conduira les personnes arrêtées au poste d’examen (le poste d'examen est placé sur un pont central du réseau des avants postes, sa force est variable ; il comprend un gradé parlant la langue du pays ou un interprète.)
Si malgré l'avertissement de la sentinelle, on cherche à passer, elle doit faire feu.
86-Par qui les sentinelles laissent elles franchir leurs lignes ?
Les sentinelles ne laissent passer, et pendant le jour, seulement, que les officiers, les patrouilles et les troupes pour lesquelles elles ont reçu des consignes particulières ou qui appartiennent à la fraction de service aux avants postes.
Toute autre troupe ou personne est arrêtées comme dans le service de nuit.
Si un camarade de France était assez lâche pour déserter, la sentinelle qui l'aperçoit l’arrête sur la ligne;s'il n'obéit pas, elle fait feu et vise bien. Justice lui sera ainsi rendue.
87-Que fait une sentinelle qui, la nuit, aperçoit ou entend quelqu'un qui s'avance ?
Celui des deux hommes composant la sentinelle qui entend quelqu'un s'approcher, se met en garde et commande : « Halte la ! » l'autre homme se rapproche:
Premier cas : Si on s’arrête pas de suite, l'homme crie une seconde fois : « Halte la : » ; si on continue à s'avancer, les deux hommes font feu.
Second cas: Si on s’arrête, l'homme crie : « Qui vive ? » A la réponse : « France ronde ou patrouille »,il crie : « Avance au ralliement ! »
Lorsqu'on a fixé un signal pour remplacer les interpellations à la voix, si on ne répond pas immédiatement par l'autre signal convenu, la sentinelle fait les commandements ordinaires à la voix.
Si le chef d'une troupe ne s'avance pas seul, s'il ne donne pas le signal ou le mot de ralliement, les deux hommes font feu et , s'il y a nécessité, ils se replient sur le petit poste.
Dans le cas contraire, l'un d'eux va prévenir le chef de poste, qui vient reconnaître.
88-Rondes – Fait on des rondes de jour ?
Oui, pour s'assurer de la régularité du service ; les sentinelles les reconnaissent sans avoir à les interpeller.
89-Attaque de l'ennemi – Que fait la sentinelle qui aperçoit au loin une troupe ennemie ?
La sentinelle double qui voit l'ennemi prévient le chef du petit poste, puis elle se dissimule et continue d'observer.
90-Que se passe t'il si l'ennemi continue à s'avancer ?
Dans ce cas, le chef du petit poste, qui était venu voir avec une patrouille sur la ligne des sentinelles, renforce la ligne avec tout son monde et résiste en défendant le terrain pied à pied.
S'il faut reculer, on se retire en démasquant le front de la grande garde et on menace les flancs de l'ennemi.
91-Dans quel cas les sentinelles doivent elles tirer ?
1-Si l'ennemi marche résolument sur les sentinelles, elles ouvrent le feu
2-Si une sentinelle est surprise, elle tire plusieurs coups précipités : c'est peu être le salut du petit poste.
Patrouille
92-Qu'est ce qu'une patrouille ?
C'est une petite troupe de trois ou quatre hommes ou plus, qui a mission de compléter le service de vigilance des sentinelles, ou bien qui est envoyée à la découverte pour explorer un point désigné.
Les hommes en patrouille marchent habituellement sans sac, ils ne causent pas, ne fument pas, ils ont l'arme approvisionnée. Ils ne marchent pas groupés, mais assez rapprochés pour se voir et se prêter un mutuel appui.
Les patrouille qui se rencontrent se reconnaissent.
93-Qui commande une patrouille ?
Un caporal, un sous officier ou au besoin un officier.
94-Comment doit marcher une patrouille ?
Les hommes ne marchent pas groupés, pour n’être pas coupés ou enlevés tous à la fois si on tombe dans une embuscade, mais on doit toujours pouvoir prêter appui aux camarades.
Il est nécessaire que chaque homme de la patrouille connaisse le but de la mission à remplir, l'itinéraire, le lieu de rassemblement, le mot de ralliement et les signaux, puis successivement tous les renseignements recueillis.
95-Quelles sont les précautions que chaque homme doit observer étant en patrouille ?
En patrouille, il faut s'orienter, marcher sans bruit lentement, de positions en positions, bien écouter, obéir au chef de patrouille et le voir toujours.
L'homme en patrouille explore les ravins, les couverts ; il se faufile le long des murs, des haies ; il voit de distance en distance il monte sur toutes les petites hauteurs voisines ; il s'y poste pour examiner les environs et le versant opposé.
96-Quelle est une excellente précaution pour le retour ?
Au retour, les patrouilles s’arrêtent souvent pour s'assurer qu'elles ne sont pas suivies.
97-Où passent les patrouilles la nuit ?
Par les nuits noires et le brouillard, elles ne doivent pas quitter les chemins ou le bord de ces chemins et sentiers pour ne pas s'égarer ; mais elles doivent beaucoup écouter.
98-Quelle est la conduite d'une patrouille en présence de l'ennemi ?
A la vue de l'ennemi, la patrouille se poste, se dissimule et examine : si l'ennemi est inférieur en force, elle l'attire dans une embuscade ; s'il est supérieur, elle prévient les petits postes et continue à observer; si la patrouille est attaqué, elle se replie en combattant, fait un circuit et rend compte.
En principe, elle doit éviter le combat et ne pas se laisser couper. Cependant, si la sécurité du poste l'exige, elle a le devoir de combattre vigoureusement.
99-Que doit être le compte rendu d'un soldat éclaireur ou en patrouille ?
Le soldat doit faire son compte rendu simplement dans son langage habituel.
Il doit dire ce qu'il a vu par lui même, puis ce qu'il a appris par renseignements,
Il doit donner des détails sur les chemins, le terrain, les cultures, les hauteurs, les cours d'eau, sur les habitations, leurs ressources, sur le caractère et l'humeur des habitants.
S'il a vu l'ennemi, il renseigne sur ses emplacements, son uniforme, sa force, son nombre, etc...
100-Que fait la patrouille en présence d'un bois ?
S'il est petit, elle le tourne avant d'y pénétrer, s'il est étendu, elle en reconnaît la lisière, puis les abords des chemins intérieurs ; elle fouille le fourré et explore les clairières.
Mais elle a eu soin de garder sont point de sortie.
101-Quelle est la conduite d'une patrouille en présence de lieux habités?
Avant d'entrer dans un village, elle pénètre dans la première maison, mais âpres avoir auparavant observé cette maison et avoir écouté attentivement ; la patrouille s'empare d'un des habitants, l'interroge, le garde et pénètre ensuite dans le village.
Reconnaissance.
102- Que sont les reconnaissances et quel est leur rôle ?
Ces sont des troupes qu'il s'assurent que l'ennemi ne prépare ni attaque, ni embuscade.
La reconnaissance s'avance assez loin, cherche à passer inaperçue, se couvre et prend position d'attente, ne perd pas le contact de l'ennemi, épie tous ses mouvements et envoie des patrouilles pour se renseigner.
Les reconnaissances sont aussi chargées d'étudier les positions, les villages, les bois, Etc... pour le meilleur parti à en tirer.
En reconnaissance, le soldat se conduit comme en patrouille, il doit user de ruse pour voir.
Souvent, une reconnaissance devra attaquer pour arriver à avoir des renseignements qu'elle doit fournir; dès qu'elle est renseignée, elle rompt le combat et rentre.
103-Qui transmet les ordres ou les renseignements ?
Des soldats, plantons ou vélocipédistes sont chargés du transport de ces papiers.
Au départ, il reçoivent des ordres précis sur leur mission, sur leur itinéraire et sur le destinataire. Si par hasard, ils sont pris par l'ennemi, ils font disparaître l'ordre, au besoin on l'avale, on reste muet avec l'ennemi, sans aucune crainte.
Au retour, si l'ordre a été bien remis on rend compte : « Ordre transmis au commandant X... »
IV- Orientation et indices
Orientation
104-A quoi sert l'orientation ?
L'orientation sert à se diriger au moyen des quatre points cardinaux qui sont : le nord, le sud, l'est et l'ouest.
105-Où se trouve le soleil aux différentes heures de la journée ?
Le soleil se trouve à l'Est à 6h du matin, au Sud-Est à 9h du matin, au Sud à midi, au Sud-Ouest à 3h du soir et à l'Ouest à 6h du soir.
106-Comment peut on s'orienter avec l'étoile polaire ?
La nuit, en regardant l'étoile polaire et en lui faisant face, on a, en toutes saisons, le Nord devant soi.
107-Quelles indications sur l'orientation peut donner la lune lorsqu'elle est visible ?
Il suffit de se renseigner sur un calendrier où en est la période de la lunaison en cours et de savoir que la lune se trouve :
En pleine lune : à l'Est à 6h du soir, au Sud à minuit, à l'Ouest à 6h du matin
En premier quartier : Au sud à 6h du soir, à l'Ouest à minuit.
En dernier quartier : A l'Est à minuit, au Sud à 6h du matin.
108-Comment s'oriente ton avec une boussole ?
La boussole a une extrémité de son aiguille qui est bleue ; or la boussole étant horizontal, la pointe bleue se dirige toujours vers le Nord, malgré le mouvement de rotation de l'instrument.
109-Quelles sont les remarques à utiliser pour l'orientation ?
De jour, par les temps couverts, et la nuit, il est bon d'interroger les habitants pour savoir de quel coté le soleil se lève et quel coté il se couche.
Consulter les girouette.
Dans nos régions, les murs, les rochers, les arbres, les bornes sont plus humide ou plus garnis de mousse du coté Nord Ouest ( coté habituel de la pluie et du vent).
Les vieux poteaux, les croix funéraires s'inclinent vers le Sud-Est.
Les anciennes église ont généralement l'autel à l'Est.
Indices
110-Population - Dans le voisinage de l'ennemi, les habitants sont inquiets, ils sont insolents en pays ennemi.
Poussière – La poussière soulevée par une colonne d'infanterie est basse, par la cavalerie elle est haute est légère, par l'artillerie plus épaisse.
On peu en déduire en outre la direction de marche et la longueurs des colonnes.
Reflets - Les reflets du soleil sur les armes et les objets brillants indiquent une troupe en mouvement.
Nombreux reflets : la troupe s'avance ordinairement.
Reflets incertains, inégaux, passagers : la colonne se retire.
Feux de bivouac - De jour, l'intensité de la fumée, de nuit, l'éclat, le nombre des feux, leur lueur au ciel, indiquent l'emplacement et l'importance des bivouacs.
Bruits divers - Le roulement de voitures, le claquement des fouets, le hennissement des chevaux, les aboiements prolongés des chiens indiquent en général un passage de troupe.
Traces – Dans un chemin ou à travers champs, les traces de pas des hommes et des chevaux, les empreintes de roues de voitures peuvent renseigner sur la direction prise par les colonnes et les troupes, et même sur leur importance et leur formation.
Emplacements quittés – Les emplacements où une troupe a bivouaqué ou bien où elle a fait une grande halte permettent de reconnaître la force et la composition des troupes.
Évaluation des troupes en vue
111- A distance, les troupes d'infanterie se détachent sur le terrain sous l'apparence d'une ligne sombre, mince, coupée d'intervalles réguliers. Pour la cavalerie, cette ligne paraît plus épaisse et denteler ; pour l'artillerie, elle est plus irrégulière.
Infanterie – En marche sur une route, une compagnie d'infanterie de guerre occupe une longueur de 100 à 110 mètres, un bataillon 450 mètres.
Le front de combat d'un compagnie (France et Étranger) varie de 76 à 150 mètres.
En Allemagne, la compagnie n'a que trois pelotons et chaque bataillon a un drapeau.
Cavalerie – Un régiment de cavalerie a 4 escadrons à 4 pelotons ; un escadron au complet, 175 cavaliers. La longueur d'un escadron sur route est de 150 mètres environ.
Artillerie – Une batterie de campagne en France a 4 pièces ; en Allemagne et en Italie, 6 pièces ; en Autriche, 8.
Sa longueur est de 350 à 400 mètres, son front de combat de 100mètres.
Un groupe est la réunion de 2 ou 3 batterie.
La longueur d'une section de munitions est de 500 mètres
V-Installation au cantonnement et au bivouac
112-Qu'est ce qu'un cantonnement ?
C'est l'installation des troupes dans les lieux habités.
Elle sont plus ou moins serrées selon l’effectif à cantonner.
113-Qu'entend on par cantonnement d'alerte ?
Très près de l'ennemi, on n'occupe que les rez de chaussée, les portes sont ouvertes, les rues sont éclairées, on ne se déshabille pas : c'est un cantonnement d'alerte.
114-Qui prépare le cantonnement ?
Il est reconnu et préparé par le campement ( 1 officier pour le régiment avec des cyclistes, 1 adjudant par bataillon, et par compagnie 1 fourrier, 1 caporal et deux soldats.)
115- Quels sont les premiers devoirs du soldat à son arrivée au cantonnement ?
S'installer rapidement dans son cantonnement, fournir les corvées régulières, organiser les latrines ( il faut faire les feuillées derrière les maisons, puis chaque jour les reboucher et creuser une nouvelle fosse), les cuisines et les barricades nécessaires pour éviter les accidents dans l’intérieur des maisons.
116- Quels sont les points sur lesquels les soldats doivent spécialement poter leur attention ?
Ils doivent veiller à la conservation des cartouches et des vivres du sac, prendre leur repas à l'heure indiquée et conserver pour le repas suivant ce qui est prescrit, laver leur linge sale, éviter de fumer dans les locaux où se trouvent des fourrages et des matières inflammable, et ne se servir que des lanternes bien closes.
Il faut vivre en bonne intelligence avec ses hôtes, être poli avec eux, respecter leurs biens et n'exiger que ce qu est dû. Le soldat s'en trouvera bien.
Il faut être aussi consciencieux et exact qu'en garnison lorsqu'on est commandé pour les corvées, les services et les gardes.
117- Le soir a t'on des attentions spéciales à avoir ?
Oui, il faut reconnaître le lieu de rassemblement de la compagnie, faire son paquetage complet, placer son sac et son fusil à sa portée, rentrer au cantonnement à l'heure prescrite, se coucher sans bruit avec son escouade, exactement à l'emplacement donné, bien se reposer et dormir tranquille jusqu'au réveil, des camarades veillent aux avants postes.
118- Qu'est ce que la fraction de jour et le piquet ?
Chaque jour, une compagnie est désignée pour fournir la garde de police et les autres gardes intérieures ; la partie qui reste disponible forme le piquet ; ces militaires ne sortent pas de leur cantonnement et restent habillés et équipés.
119- Comment en dehors des avants postes, un cantonnement se garde t'il lui même ?
Les fractions cantonnées aux issues des villages les gardent par des sentinelles ; on barricade les passages.
La consigne de ces sentinelles est d’arrêter toute tentative de surprise de l'ennemi, surtout de la cavalerie, d'intercepter toute communication des habitants avec l'extérieur et d’empêcher l'espionnage ; elles envoient au poste de police les estafettes ou vélocipédistes.
Le poste de police remplit la mission de poste d'examen.
120- Qu'est ce qu'un bivouac et un camp ?
Les troupes installées en plein air ou sous des abris provisoires sont au bivouac.
Les troupes installées sous la tente ou dans des baraques forment un camp.
Le service général dans les camps et dans les bivouacs est le même qu'au cantonnement ; il en est de même du service de sécurité.
VI-Alimentation en campagne.
121- Comment se fait le service de l'alimentation en campagne ?
En campagne, on vit chez l'habitant, ou bien on touche la ration normale, la ration forte ou les vivres de réserve.
Pour la nourriture chez l'habitant, on se conforme aux habitudes des localités. L'habitant reçoit par repas un bon de demi journée de nourriture ou bien on remet son ordre de réquisition à la municipalité.
122-Qu'entend ton par ration forte et par ration normale ?
En campagne, le soldat reçoit la ration forte pendant la période des opérations actives ou des grands froids, et la ration normale pendant les stationnement et les opérations qui n'imposent pas de grandes fatigues.
123-Qu'est ce que les vivres de réserve ?
Ce sont des vivres que l'homme porte dans son sac et qu'il conserve pour assurer la nourriture dans des cas exceptionnels, un autre mode d'alimentation n'étant alors pas possible.
Ils sont constitués pour deux jours (rations fortes). On ne doit toucher à ces vivres de réserve que sur un ordre spécial du commandement.
Dés qu'ils sont consommés, ils sont remplacés par les soins de l'officier d'approvisionnement.
Ils comprennent :
Pain de guerre ----------------- 2 jours à 300 grammes = 600g
Viande de conserve assaisonnée
(2 boites individuelles) ------------------------- 2 jours à 300 grammes = 600g
potage salé (1 boite)----------------------------- 2 jours à 50 grammes = 100g
Sucre-------------------------------- 2 jours à 80 grammes = 160g
Café en tablettes------------------- 2 jours à 36 grammes = 72g
Ils sont placés dans des sachets de toile et mis dans l’intérieur du sac.
124- comment fonctionne l'ordinaire de campagne ?
En campagne, l'ordinaire ne fonctionne plus de la même façon, car en général la plupart des denrées sont fournies gratuitement aux troupes.
On continue à préparer les repas en commun, autant que possible, par escouade ; le plus souvent même il y a avantage à faire la cuisine par section.
La prime fixe alimentation est de 20 à l’intérieur et de 24 et 26 centimes en Algérie et Tunisie.
La cuisine se fait pour toute la compagnie dans les unités qui sont pourvues de voitures cuisines ou cuisines roulantes.
125- Qui fait les distributions aux compagnies en campagne ?
En campagne, l'officier d'approvisionnement du régiment fait les distributions journalières au moyen du train régimentaire, qui a deux jours de vivres, et des voitures qui portent la viande fraîche ; ce train régimentaire se réapprovisionne aux convois administratifs, qui portent quatre jours de vivres et qui on en outre avec eux un troupeau.
126-Quel est le but suprême du combat ?
Le combat a pour but de briser par la force la volonté de l'adversaire.
A cet effet, une troupe d'infanterie doit toujours utiliser dans les meilleurs conditions ses deux moyens d'action : le feu et le mouvement en avant, pour obliger l'ennemi à céder le terrain et à battre en retraite, but suprême de tous les efforts et de tous les dévouements.
« Le mouvement en avant, seul, est décisif et irrésistible » ; l'offensive, où il trouve son plein développement, s'impose donc dans la généralité des cas, elle déconcerte l'ennemi et lui enlève sa liberté d'action.
127-Quel est le devoir du soldat en combat ?
Dans le combat, il faut que le tirailleur, plein d'entrain, endurant et instruit de ses devoirs, apporte à la lutte l'ardeur, l'énergie et l'intelligence qui permettent au chef de tout oser.
Les deux tirailleurs d'une même file sont camarades de combat ; ils restent l'un à coté de l'autre s'aidant mutuellement.
Lorsqu'un tirailleur est mis hors combat, son camarade prend ses cartouches et continue la lutte en se joignant, s'il y a lieu, au groupe le plus voisin.
Dans le combat, plus que partout ailleurs, le soldat, faisant appel à son courage, doit une obéissance passive et complète.
Tout en faisant acte d'initiative intelligente, le soldat doit toujours être à sa place dans la formation prise.
Lorsqu'on est en réserve, il ne faut pas s'impatienter, mais attendre le moment prochain de se porter en avant.
Discipline du feu – Le fusil doit toujours être approvisionné ; il ne faut pas gaspiller ses munitions, ne tirer que lorsqu’on en a reçu l'ordre, cesser de tirer dés le signal donné, se masquer sur place pour réapprovisionner, prendre bien la hausse indiquée, viser le but désigné, atteindre l'ennemi, car il n'est pas une cible inerte, lui aussi a un fusil.
Le tireur au combat fait toujours du tir individuel, qu'il soit homme isolé ou qu'il fasse partie d'un groupe sous les ordres d'un chef.
Les résultats obtenus ne dépendent donc que de la valeur réelle du tir de chaque homme.
Le tirailleur isolé choisit lui même le but et la hausse.
Dans les combats rapprochés, la hausse de 400 mètres répond à tous les besoins.
Si un soldat est mis hors de combat, son camarade prend toutes ses cartouches et se joint à un autre groupe voisin.
Mouvement en avant – On se porte en avant par bonds soit individuellement avec le camarade de combat, soit par fractions constituées, selon l'ordre du chef.
On utilise le terrain pour se porter en avant et pour tirer, mais jamais on ne se cache, les espaces découverts sont franchis rapidement ; ne pas se montrer inutilement ; etre attentif à tout, renseigner ses chefs sur ce que l'on voit.
Dans toute marche, s'avancer rapidement, puis au moment de l'attaque marcher avec ardeur, résolument, la baïonnette en avant ; elle fera fuir l'ennemi déjà épouvanté par notre audace.
Des réserves viennent encore en arrière pour nous soutenir.
Toujours marcher au canon et à la fusillade, c'est de la bonne tactique.
Il ne faut jamais songer à marcher en arrière, la retraite est la pire des déroutes.
Une solidarité complète et la camaraderie du champ de bataille doivent exister entre toutes les troupes et les différentes armes.
Laissons les blessés sur le terrain, le personnel des ambulances vient derrière pour les ramasser et les soigner.
Soyons loyaux dans le combat et cléments pour le prisonnier et pour un ennemi blessé ; ils doivent être respectés.
128-Quelle conduite doit tenir le fantassin aux prises avec de la cavalerie ?
L'infanterie ne doit pas se laisser surprendre par la cavalerie ; alors le fantassin avec sa baïonnette n'a rien à craindre d'elle, mais il faut se poster immobile, lui faire face et agir d'abord par ses feux.
129-Quelle est la conduite de l'infanterie exposée aux feux de l'artillerie ?
L'infanterie sous le feu de l'artillerie cherche à progresser en avant en utilisant tous les couverts du terrain ; elle se déplace rapidement et prend des formations minces et espacées à fronts étroits.
Lorsqu'elle se trouve sous le feu d'une rafale, les hommes se couchent en se resserrant l'un contre l'autre la tête baissée, le dos du sac en haut (en carapace), puis ils repartent aussitôt après la rafale.
L'infanterie, pour progresser, doit profiter du moment où elle est appuyée par l'artillerie amie.
Pour attaquer une batterie, une partie des tireurs combat l'infanterie soutien de l'artillerie, l'autre partie tire sur les servants, les chevaux, puis se lance à l'assaut.
VIII – Travaux de campagne et outils
130-Qu'est ce que la fortification du champ de bataille ?
La fortification n'est qu'un moyen, ordonné par le chef, pour garantir momentanément sa troupe des coups de l'ennemi. Le but est toujours de rejoindre au plus tôt l'adversaire pour le chasser de la position qu'il occupe.
Les travaux, ainsi que les abatis et les organisations défensives des murs, des fossés, des haies, etc...
son faits avec les outils de compagnies ci après :
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Outils portatifs d'une compagnie (pelle pioche Seurre), au nombre de 185 ( ces 185 outils forment deux lots : l'un dont le nombre varie, est destiné aux soldats du temps de paix ; l'autre qui est le reste, est au magasin de la compagnie ; il est destiné aux réservistes à la mobilisation)
Pelle bêche (5 par escouade) ----------------------------- 80
Pelle pioche Seurre (5 par escouade)---------------------80
Hache à main (1 par demi section)-----------------------8 185
Serpes---------------------------------------------------------12
Cisailles-------------------------------------------------------4
Scie articulée--------------------------------------------------1
L'ancien assortiment des outils s’élevait à 181 et il comprenait :
112 bêches, 32 pioches, 12 hachettes de campement, 4 haches, 16 serpes, 1 scie et 4 cisailles.
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Outils et objets sur le caisson du 1er bataillon :
1 caisse d'outils d'art ; 108 pétards et 48 détonateurs
Lorsque cela est nécessaire, d'autres outils de parc sont mis à la disposition des compagnies.
131-Le soldat peut il agir de sa propre initiative pour se couvrir ?
Oui, le soldat doit faire preuve d'initiative individuelle, lorsque l'ordre est donné de se couvrir sur place. Les quelques figures suivantes (qu'il faut étudier) serviront de guides et suffiront à montrer au soldat ce qu'il peut faire avec son outil soit seul, soit à deux avec son camarade de combat.
Il ne faut jamais hésiter, soit à renoncer à la protection que procure la fortification, soit à l'abandon des installations déjà créées pour en recommencer de nouvelles ailleurs lorsque les conditions du combat l'exige.
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IX Services divers
Convois
137-A quoi servent les convois ?
Ils ont pour objet le transport des cartouches, des outils, de l'argent, des subsistances, des effets d'habillement et d'armement, des malades, des prisonniers etc.
138-Quelles sont les voitures employées ces transports ?
Un régiment d'infanterie de campagne,c'est a dire de trois bataillons, a : 13 voitures à vivres et à bagages ; 13 voitures à munitions, 13 voitures cuisines ; 1 voiture forge ; 3 voitures à viande ; 3 médicales ; 2 voitures légères d'outils.
139-Quels sont les chargements de ces voitures ?
1-voiture à vivres et à bagage : On y place les vestes ou les vareuses contenues dans 16 enveloppes, 1 jours de vivres de réserve pour officiers et troupe, 1 jour d'avoine de réserve et l'avoine du jour, 1 jour d'eau de vie, les caisses à bagages ( ou ballots) d'officier et adjudants, 1 cantine à vivres pour officiers, 16 baguettes en laitons, trousses pour tailleurs et cordonniers, boites à livrets et comptabilité, musette de pansage et ferrures de réserve, l'arme et le sac du conducteur.
2-Voiture à munitions : elle porte toutes les cartouches de la compagnie, soit 16384, plus 32 par homme des ex voitures de compagnie et de bataillon.
Nota : ces chargements sont en essai cette année avant d’être adopté.
Service de santé
140-Comment est assuré le service de santé en campagne et sur le champ de bataille ?
Il est assuré d'abord par les médecins des corps, assistés des infirmiers (1 par compagnie) et des brancardiers (4 par compagnie) : ils établissent des postes de secours sur le champ de bataille. Viennent ensuite les ambulances, les hôpitaux de campagne et les transports d'évacuation.
Les aumôniers des cultes marchent avec les ambulances.
Convention de Genève
141- Les établissement où sont soigné les militaires, les voitures d'ambulance et le personnel du service de santé sont neutralisés. Le personnel a le brassard blanc à croix rouge, les voitures et établissements un drapeau blanc à croix rouge et le drapeau national.
Service divers
142- La trésorerie, les postes et les télégraphes fonctionnent aux armées par les soins des agents ordinaires de ces services qui sont mobilisés et organisés en sections.
La direction générale des chemins de fer est sous l'autorité de l'état major général de l'armée.



















